Du Bio sans le savoir

Publié le par Marionpla

 

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Quand je voyais mon père porter des lunettes de soleil au printemps ce n'étais pas pour faire la "Star " mais c'était que le petit matin avait été  propice pour soufrer . Soufrette en main il saupoudrait le souffre sur les premières feuilles des souches, juste ce qu'il fallait pour les protéger  de la maladie..." l'oïdium" .
Le souffre irrite les yeux quand le soleil est au zénith .


Quand je voyais mon père recouvert d'une couleur bleue, de la tête aux pieds c'était qu'il était allé  traiter..." le mildiou "avec la machine à dos et le sulfate. Le sulfate se dilue dans de l'eau et reste très bleu.


Quand il arrivait recouvert d'une poussière rouge ,
"Crébat ! " disait-il   c'est qu'il avait passé sa journée a suivre son Coquet  de cheval en maîtrisant la charrue dans la rai.


Quand arrivait le  mois de juillet ... il y avait en plus des travaux de la vigne, l'arrachage des pommes de terres , gros travail physique de ramassage ou toute la familles était conviée afin de profiter toute l'année de la distribution gratuite de cette précieuse denrée.
Et de temps en temps  ma mère allait avec lui faire des échos avec le rabassier( recouvrir le pied du cep avec un peu de terre avec la pioche)
Que du bonheur en somme ...
Quand il nous invitait, moi ou bien mes sœurs, à venir l'accompagner, il n'y avait jamais l'enthousiasme qu'il devait attendre de nous, car travailler les vignes avec mon père c'était "Bio" fatiguant .


                                                          Jean-Pierre Pla

                                                                                               

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